Signification des couleurs de ceinture au judo

Dernière mise à jour: 14.06.21

 

Judo est un mot japonais qui se traduit au sens propre du terme par « la voie de la souplesse ». A l’origine, le judo est un art martial tout comme le karaté, le taekwondo ou encore, l’aïkido. Mais il s’agit aussi d’un sport qui peut aider tout un chacun à renforcer ses conditions physiques. La progression des judokas, pendant les compétitions, se marque également par des ceintures.

 

Histoire de Jigoro KANO

Avant d’entrer plus en détail sur tout ce qui concerne la ceinture de judo ainsi que les titres, il est de mise de faire un tour d’horizon sur l’histoire de cet art martial. Le judo, contrairement à l’aïkido et au karaté, est un art martial tout jeune. Pourquoi ? Parce qu’il est né en 1882 grâce au japonais Jigoro KANO. Il a été le tout premier créateur du judo et a posé les principes fondamentaux de cet art. Une raison qui explique pourquoi sa photo est accrochée aujourd’hui dans tous les dojos où l’on pratique le judo. Et en début ainsi qu’en fin de séance, les judokas sont conviés à effectuer un salut devant la photo de Jigoro KANO en guise de respect et de reconnaissance.

Lorsqu’il était enfant, KANO était un jeune de petit gabarit qui subissait les moqueries de ses camarades. Cette épreuve qu’il avait endurée l’avait mené vers la pratique du jujitsu. Cet art martial l’avait ainsi aidé à comprendre les techniques de base pour le placement du corps ainsi que la maîtrise de l’agilité pour prendre le dessus. 

Par la suite, rien qu’en observant la neige lourde qui se faisait éjecter d’une petite branche souple, la définition de la souplesse naît au plus profond de lui. Ce fut de cette façon qu’il comprit que même le plus fragile est en mesure de s’adapter pour utiliser la propre force de l’adversaire et le retourner contre lui. Ainsi naquit sa devise : un minimum d’effort pour un maximum d’efficacité.

La naissance du judo

Lorsqu’il eut pleine conscience de ce qu’était la souplesse, Jigoro KANO s’était mis à l’associer à l’esprit, à la morale ainsi qu’aux différentes techniques physiques. Ce sera cet ensemble qui donnera par la suite naissance au judo. Et si le jujitsu se traduit par la technique de la souplesse, le judo se veut être la voie de la souplesse elle-même. Jigoro KANO, par la suite, s’était décidé à inclure la pratique de son art dans des écoles du japon. Ceci, grâce à l’aide du Ministère de l’Éducation. Ensuite, au cours d’un voyage en Europe, il a pris la décision d’exporter cet art.

Aujourd’hui, le judo se pratique dans plusieurs dojos à travers le monde entier. Et dans cet art martial moderne, le principe demeure le même que dans la tradition ancienne : ne pas combattre l’adversaire, mais chercher à élever l’homme pour ensuite parvenir à élever l’humanité. Quoi qu’il en soit, comme le judo s’est peu à peu transformé en pratique sportive au fil du temps, il est aussi affilié aux sports de combat. Raison qui explique pourquoi il est réalisé lors des jeux olympiques.

 

Les valeurs morales et techniques du judo

Le judo est une pratique qui se base sur des valeurs morales et culturelles. Amitié, sincérité, modestie, courage, honneur, respect, politesse et contrôle de soi sont les principes fondamentaux qui jalonnent l’équilibre entre souplesse, agilité et force. En dehors de ces valeurs, les maîtres judokas, c’est-à-dire ceux qui disposent du plus haut grade en matière de ceinture de judo, enseignent également différentes techniques de combat. Et pour chaque entraînement et chaque cours, des ukemi sont réalisés. Les ukemi sont des chutes à réaliser sans se blesser.

Tous les élèves qui se lancent à la pratique du judo sont dans l’obligation d’apprendre une à une les techniques qui sont liées à leur niveau. Ils doivent ainsi s’entraîner jusqu’à les maîtriser complètement. Si vous êtes un néophyte dans le domaine, sachez qu’il existe trois différentes techniques dans la pratique du judo :

 – Les techniques de projections debout appelées tachi waza. Elles visent à déséquilibrer l’adversaire.

 – Les techniques au sol, communément appelées en japonais le Ne Waza. Elles consistent à maîtriser l’adversaire une fois au tapis.

 – Les techniques de contrôle, quant à elles, sont appelées Katame Waza et visent à dominer l’adversaire.

A part les techniques du judo, dans la pratique de ce sport, il y a également des katas. Tout comme ce que les adeptes du karaté pratiquent, les katas dans le judo sont des démonstrations qui s’enchaînent avec différentes techniques.

 

Judo : ceintures et grades

Maintenant que vous en savez plus sur l’histoire et les valeurs du judo, il est temps de voir de plus près les ceintures et les grades. La ceinture au judo est connue sous l’appellation d’Obi, un terme japonais. Dans la pratique des arts martiaux en général, l’Obi revêt une grande importance. Pour la grande majorité des judokas et des adeptes des pratiques martiales, la ceinture est une motivation et représente un niveau technique. Et dans le domaine du judo, la ceinture est un élément qui distingue un judoka d’un autre. Mais quel est le rôle de la ceinture de judo ? 

Les ceintures au judo ne servent pas uniquement à démontrer le grade du judoka. Elles servent de signe distinctif pour démontrer la progression du pratiquant du judo. Elles ont aussi pour rôle de maintenir le kimono lors d’une compétition ou d’un entraînement. Raison qui explique pourquoi elles doivent être suffisamment robustes afin de résister tant à la prise de mains qu’aux tractions.

Les ceintures de judo doivent également respecter certaines mesures et certaines normes avant d’être offertes aux judokas. Parmi les plus importantes se trouvent l’épaisseur, la longueur et la largeur. Toutes les ceintures de judo doivent être constituées de plusieurs épaisseurs de toile piquées qui partent vers le sens de la longueur. En ce qui concerne la largeur, elle est de 4 cm. La longueur, quant à elle, va varier en fonction du tour de taille du judoka. Quoi qu’il en soit, le règlement d’arbitrage au niveau international stipule que la ceinture devra toujours être assez longue pour pouvoir faire deux fois le tour du corps de la personne. Elle devra également dépasser 15 cm sur chaque côté des nœuds réalisés.

Le système de couleur des ceintures au judo

La couleur de ceinture au judo a une signification importante. Elle indique le degré d’évolution et de performance d’un judoka. Mais avant d’entrer dans ce détail, il est important de noter que le système de couleurs au judo utilisé jadis diffère complètement de ce que l’on pratique aujourd’hui. A l’époque de Jigoro KANO, la méthode de graduation était appelée le Kyu-da-ho. Cette dernière s’était dissociée en 2 groupes : les Kyu puis les Dans

Les Kyu étaient tout ce qui représentait les ceintures appartenant à des premiers niveaux. Et dans les kyu, les grades ont été classés par ordre décroissant. Les Dans, en revanche, étaient l’inverse des kyu. Ils étaient classés par ordre croissant. En 1913, l’on comptait 5 kyu qui étaient répartis en 2 différentes couleurs : le blanc et le marron. Si la ceinture blanche comprenait le 4ème et le 5ème kyu, la ceinture marron comprenait le 1er et le 3ème kyu. A noter que la ceinture marron s’adressait uniquement aux adultes. En ce qui concernait les jeunes pratiquants, ils devaient porter une ceinture violette. Le sixième kyu sera ajouté à la ceinture blanche un peu plus tard.

Pour les dans, ils se comptaient au nombre de 10. Et de nos jours, le 10ème dan est la limite dans le monde du judo. Ce qui signifie qu’il s’agit du grade de judo le plus élevé.

 

L’ordre de la couleur de ceinture au judo

Comme vous l’aurez compris, tout comme au karaté, au taekwondo ainsi que dans d’autres arts martiaux, il y a un ordre de ceinture au judo.

La première ceinture au judo est de couleur blanche. Le blanc symbolise les tout premiers pas dans la pratique de cet art. Lorsqu’on porte une ceinture blanche, on apprend à chuter, à éliminer les mauvais réflexes et surtout à coordonner les gestes. Il s’agit ainsi de la première enfance dans le domaine de la pratique du judo. L’âge minimum pour atteindre ce grade est de 7 ans.

Vient ensuite la ceinture jaune. Au judo, la ceinture jaune symbolise les premières acquisitions techniques. Ici, la notion d’intérêt va intervenir. Le judoka, jeune ou adulte, va commencer à sortir de sa crainte sans pour autant l’individualiser. L’âge minimum requis pour atteindre ce grade est de 9 ans.

Après la ceinture jaune, il y a la ceinture orange. Elle marque l’entrée dans le vif du sujet qui est la souplesse avec des premiers gestes coordonnés. Le judoka va faire des découvertes lumineuses. Quoi qu’il en soit, il s’agit d’une découverte cyclique qui va marquer un virage plus ou moins dangereux. La raison est que l’orange symbolise l’âge ingrat. Raison qui explique d’ailleurs pourquoi il faudra avoir au  minimum 10 ans pour atteindre ce niveau.

La ceinture verte, qui vient après la ceinture orange, va marquer le premier obstacle que le judoka a pu vaincre. Porter une ceinture verte sur un kimono de judo marque la force, le caractère et la volonté de surpasser ses limites. Le vert est d’autant plus une couleur qui marque la prise de conscience.

Si la ceinture verte marque le surpassement d’un obstacle de taille, la ceinture bleue, quant à elle, représente le début de la maîtrise de l’art du judo. Le bleu affirme non seulement le sérieux du judoka, mais aussi sa curiosité technique, ses analyses et son expérience. Le bleu, au sens figuré du terme, est le grand frère à qui l’on s’adresse lorsqu’on se perd.

La ceinture marron au judo, se place devant la ceinture noire et la ceinture rouge. Elle sanctionne l’efficacité, la bonne préparation physique et une grande force morale. La ceinture marron est souvent le fruit d’une parfaite maîtrise du judo et représente également la maîtrise d’une technique affinée.

La ceinture violette dans le judo est attribuée aux enfants n’ayant pas encore atteint 14 ans. En effet, la ceinture marron ne sera offerte qu’aux adolescents ayant plus de 14 ans. Ainsi, avant cet âge, les enfants devront encore se contenter de la ceinture violette.

Après la ceinture noire vient la ceinture noire de judo. Elle symbolise une extrême affirmation de la personnalité du judoka. Elle représente la récompense attribuée à l’élève après tant d’années à faire des efforts non seulement dans la maîtrise de l’art du judo, mais aussi dans les techniques de prise de contrôle. A noter que la ceinture noire de judo ne sera attribuée qu’aux judokas ayant dépassé l’âge de 15 ans pour le 1er Dan. Pour le 2ème dan en judo jusqu’au 5ème dan, il faudra dépasser 20 ans.

Les Dans

A partir de la ceinture noire, on ne parle plus de kyu mais bien de Dan. Et dans la ceinture noire, sachez qu’il y a 5 Dans. Pour les trois premiers, le judoka passe d’un élève au rang de disciple. Une fois qu’il aura atteint les deux derniers Dans, il passe au rang de « maîtrise extérieure ».

En ce qui concerne la ceinture rouge au judo, il y a deux Dans. Sachez que la ceinture rouge est considérée comme étant la plus grande ceinture. Voilà la raison pour laquelle elle est appelée « ceinture maîtresse ». Elle ne pourra être obtenue que lorsque tous les Dans présents dans la ceinture noire seront passés. Dans ce cas, le judoka passe au rang de « trésor vivant ».

 

Les titres retrouvés dans le judo

Lorsqu’on parle de titre dans le domaine du judo, il y a avant tout le «  Sensei ». Il s’agit du professeur qui détient la connaissance complète du judo. Ensuite, il y a le Renshi, l’instructeur de la « maîtrise extérieure ». Le professeur avancé qui enseigne la « maîtrise intérieure » est le Kyoshi. Puis, il y a le professeur des professeurs, le Hanshi qui enseigne la maîtrise extérieure et intérieure. Il dispose d’un 8ème, 9ème et 10ème Dan. Enfin, il y a le Meijin et le Shihan.

 

 

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