Découvrir la lutte, ses règles et ses spécificités

Dernière mise à jour: 06.12.21

 

La lutte n’est pas un sport nouveau. Elle est d’ailleurs vue comme un des plus vieux sports que le monde ait pu connaître. Dans cette discipline, le but est simple : mettre son adversaire à terre via des stratégies de projections et le garder par la suite immobile afin que ses épaules puissent être mises à plat sur le tapis. Si vous souhaitez vous aussi vous initier à ce sport, nous vous invitons à partir à la découverte des règles ainsi que des spécificités relatives à cette discipline de caractère olympique.

 

Aux origines de la lutte

Peu importe vos connaissances sur le sujet, nous nous proposons de vous donner un aperçu des origines de ce sport afin d’arrondir les angles et de partir sur de bonnes bases. La lutte a compté parmi les disciplines présentes aux Jeux olympiques de l’Antiquité, soit 708 avant Jésus Christ. C’est ainsi sans surprise que l’on a appris que la déclinaison gréco-romaine du sport a figuré parmi les tout premiers Jeux de l’ère moderne qui se sont déroulés à Athènes dans le courant des années 1896. Ce n’est que 8 ans après que la lutte libre a acquis une place plus ou moins formalisée et pérenne lors de son entrée dans les Jeux de Saint-Louis de 1904.  

Elle finit par s’inscrire de manière définitive en 1920 au programme olympique à l’occasion des Jeux olympiques d’Anvers. De par ce premier fil rouge, on entrevoit déjà tout le potentiel olympique de cette discipline qui fait de plus en plus d’adeptes. Dans son expansion, on notera également l’insertion de la lutte libre féminine dans le programme d’Athènes qui s’est tenu en 2004.

Et comme un peu de culture ne fait jamais de mal, on se rappellera des prouesses de l’ex-URSS dans l’histoire olympique de cette discipline. Cette dernière a derrière elle une ribambelle de nations fortes, à l’exemple de la Russie, des États-Unis, du Japon (qui a raflé les médailles en lutte féminine, dont 11 médailles d’or), de la Géorgie ou encore de la Turquie. Enfin, il importe de préciser que le catch est une lutte professionnelle.

Les styles de lutte

Comme vous l’aurez sûrement déjà compris, on pourra distinguer 2 styles olympiques principaux qui ont chacun leur spécificité : celle libre incluant la lutte féminine et celle gréco-romaine qui s’entoure de toutes les valeurs et conceptions traditionnelles. Toutefois, si on devait s’attarder sur la règle de la lutte, on notera l’absence d’équipement et le non-recours à la saisie de vêtements. Par ailleurs, que l’on parle de la lutte gréco-romaine ou de la lutte libre, l’objectif du jeu reste le même : mettre les épaules de son adversaire sur le tapis.

Quand on parle de lutte gréco-romaine, on écartera les parties inférieures du corps. En d’autres termes, seules les attaques mobilisant la partie haute du corps et les bras sont acceptées. Sur un autre versant, la lutte libre autorise le recours à d’innombrables attaques vu qu’il reste tout à fait possible de recourir aux jambes et d’essayer d’immobiliser l’adversaire par le haut ou par le bas de son corps.

Au niveau des catégories de poids, on compte actuellement 7 niveaux :

 – 55 kg

 – 60 kg

 – 66 kg

 – 74 kg

 – 84 kg

 – 96 kg

 – 120 kg

 

Quelques règles préalables

Dans le cas où vous n’avez jamais eu l’occasion d’observer un combat de lutte, sachez que les participants se mettent en spectacle sur un tapis de format circulaire qui a un diamètre de 9 mètres. Ce terrain qui accueille le combat embarque une bande de couleur orangée faisant en tout 1 mètre de large et s’observe au niveau de la circonférence, dans la partie interne du cercle. Cette dernière est communément connue sous le nom de « zone de passivité ».

Au niveau du timing, les combats sont répartis en 2 sections de temps distincts qui durent chacune 3 minutes et qui sont intercalées par un laps de 30 secondes. Comme nous l’avons déjà énoncé dans les lignes précédentes, pour espérer remporter la partie, le lutteur doit pouvoir coller les épaules de son concurrent au ras du tapis durant une seconde, et ce, sans saisir le maillot de ce dernier. En lutte, c’est ce que l’on entend par « tombé ».

Dans le cas où l’on n’assiste à aucune tombée alors que le temps réglementaire est écoulé, on se fiera aux points gagnés par chaque participant. Pour ce faire, on comptera, par points attribués, les séquences où un lutteur a réussi à désavantager son adversaire. Et si l’on se réfère à un type de lutte précis, le match prend fin lorsqu’il y a un écart de 8 points dans la déclinaison gréco-romaine et de 10 points dans le modèle libre. En effet, dépendamment des résultats de ces actions, un lutteur peut se voir attribuer des points : 1 point dans le cas où le concurrent est expulsé en dehors du tapis, 2 points en l’ayant mis au tapis, 4 en cas de projection de l’adversaire s’il est debout et 5 points en cas de soulèvement et de projection du concurrent.

Les techniques pour lutter

Que l’on se mette d’accord, il n’y a pas qu’une seule technique de lutte. Pour la lutte gréco-romaine, il faudra s’efforcer à maîtriser les techniques dynamiques, à l’exemple des projections obtenues à partir du haut du corps. Quant à la lutte libre, le but est de trouver des techniques pour déstabiliser et déséquilibrer l’adversaire, en passant par des attaques, des techniques de défense ou encore des projections. C’est d’ailleurs cet aspect de multiplicité des techniques qui rend le combat plus haletant. En effet, les dernières secondes font souvent monter le climax à son summum avec des lutteurs qui n’hésitent plus à effectuer des attaques rapides et des projections que l’on n’est pas prêt d’oublier.

Si votre engouement pour cette discipline sportive s’est amplifié, vous savez ce qu’il vous reste à faire : aller en salle, vous entraîner, vous informer encore plus et pourquoi ne pas vous trouver un haltère réglable pour vous mettre en condition ?

 

 

Laisser un commentaire

0 COMMENTAIRES